Le fisc espagnol enquête aussi sur Argor-Heraeus

Plus de 100 personnes arrêtées et 180 entreprises impliquées dans 12 villes espagnoles. L’opération de grande ampleur menée au début de l’année par la police ibérique visait l’entreprise Oro Direct ainsi que certains de ses fournisseurs. Cette enseigne spécialisée dans l’achat et la revente d’or est accusée de fraude fiscale, mais pas seulement. « Le système a aussi servi à blanchir l’argent du trafic de drogues », explique à la Sonntagszeitung une source proche du dossier. Et là encore, les fonderies suisses sont en première ligne. Selon le quotidien El Economista, c’est Argor-Heraeus qui raffinait l’or envoyé par Oro Direct, avant d’en réexpédier une partie en Espagne. Argor-Heraeus n’a pas répondu à nos questions. Le porte-parole de la police de Valence, Manuel Castilla, nous confirme par téléphone qu’une demande d’entraide judiciaire a été envoyée à la Suisse.

Article paru en allemand dans la Sonntagszeitung

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Adecco est dans le collimateur du fisc français

Un code de conduite. C’est ce qu’affiche le leader mondial de l’intérim sur son site internet. En dix langues, et avec le sourire, le patron d’Adecco, dont le siège social est à Glattbrug, au Nord de Zurich, rappelle que « Respecter les règles éthiques et de droit est une condition du succeès du groupe ». Et que « chacun d’entre nous se doit de les appliquer ». Avec un bénéfice net en hausse de 30% au premier semestre 2014, après des mois d’atonie, le succès est de nouveau au rendez-vous pour le spécialiste du travail temporaire.

En ce qui concerne le respect des règles, par contre, c’est une toute autre affaire. Car depuis quelques mois, Adecco serait en délicatesse avec les autorités françaises, a appris Le Matin Dimanche.

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Ils ont tous les trucs pour débusquer les fraudeurs

Chez les inspecteurs fiscaux français, on les appelle les «cow-boy». Ils sont environ 500 agents d’élite, à chasser les fraudeurs fortunés avec des méthodes policières. Cette brigade spéciale, la Direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF), est basée à Pantin, au nord-est de Paris. Pour la première fois, ces enquêteurs ont accepté de parler en détail de leurs méthodes de travail. Interrogés séparément, plusieurs d’entre eux ont confié au «Matin Dimanche» qu’ils venaient régulièrement faire des repérages en terre suisse, ce qui est parfaitement illégal. Ils se gardent bien de prévenir les autorités helvétiques.

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